Les CE-CM visitent les tranchées de Pressins


Photo de groupe avant la visite


Après la bataille de la Marne du 5 au 10 septembre 1914 et le repli des Allemands jusqu'à l'Aisne, les positions s'étaient stabilisées sur une ligne de front qui allait de la mer du nord jusqu'à la Suisse, en passant par Verdun.

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A l'occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale, 200 mètres de tranchées ont été fidèlement reconstituées dans le village de Pressins.

Les armées se sont enterrées. De part et d'autre, on a creusé des tranchées.
Dans certains secteurs du champ de bataille de Verdun, les lignes ennemies étaient très proches et le soir de Noël, des soldats des deux camps se sont même parlés et ont échangé des vivres.



Les animaux de trait, chevaux, mulets et ânes surtout furent sollicités pour le transport sur les lignes de front des munitions, obus et divers approvisionnements.

Les feuillées (toilettes des poilus) étaient très rustiques.




Les pigeons jouaient un grand rôle dans la communication. Certains étaient munis d'un appareil photo à déclencheur automatique.

Les déserteurs ou ceux qui refusaient d'obéir, était fusillés pour l'exemple.

 

Les blessés par balles et surtout par obus étaient très nombreux.


Le crapouillot, le mortier des poilus, servait à lancer des pièces d'artillerie.

Au menu à l’hôtel du rat crevé : ragoût de morpions, cafards en sauce, poires à la piquette, jus de chaussettes...
Comme vous l'avez compris, la nourriture était très basique et les poilus partageaient leurs repas avec les rats
et les poux!


Pour des raisons de sécurité, à Pressins, les tranchées ne mesurent pas plus d'1,50 m de profondeur. En réalité, elles atteignaient le plus souvent 3 mètres de profondeur.

Alerte au gaz moutarde. Les masques à "face de rat" sont utilisés par les soldats



Le "no mans'land" n'est pas loin...

 


Les Allemands guettent...

Après la visite des tranchées, nous sommes allés voir quelques expositions. Nous avions un questionnaire à remplir et nous avons appris beaucoup de choses sur la vie des Français pendant la guerre. Par exemple, les femmes jouaient un rôle important. Elles devaient remplacer les hommes à l'usine, fabriquer des munitions, porter des sacs de charbon. Elles devaient même tirer les charrues car les chevaux de trait étaient réquisitionnés par l'armée.

Nous gardons un bon souvenir de cette visite.